Zaclay | Occupons les champs

Suite à l’accélération des travaux liés à la ligne 18 du Grand Paris Express, des membres du CCL18 et d’autres collectifs et associations ont décidé d’occuper durablement les champs du plateau, accueilli·es par des agriculteur·ices. Installé depuis le 22 mai 2021, le camp est aujourd’hui menacé de destruction et les agriculteur·ices qui nous accueillent de sanctions. Nous avons besoin de votre soutien !

Nous n’avons plus le choix. Nous camperons à Zaclay.

Appel à occuper les champs (mai 2021)

Un espace aux multiples facettes

Zaclay, c’est à la fois :

  • un espace ouvert à toutes et tous dans le respect de nos différences.
  • un espace autogéré de rencontre et de transformation sociale.
  • un espace de création festive (ateliers palettes, bois, paille, concours d’épouvantail, cirque, cerfs-volants, musique, chants, danse, jardin potager, randos, foot, etc).
  • un lieu pour mettre en commun des savoirs, partager nos vécus.
  • un espace de lutte pour s’organiser et agir contre la métropolisation et l’artificialisation des terres.

Zaclay Resort, un lieu chill pour passer tes vacances ! 😎


En pratique

Pour Zaclay venir, RER B jusqu’à Massy-Palaiseau, puis bus 91.10 ou 91.11, arrêt CEA Porte Nord (les horaires ici). Ensuite, continue la route à pied, on est un peu plus loin 🙂

Nous sommes z’ici :

Pour les z’amateurs de Google Maps, Zaclay y est aussi répertorié. Voici enfin les coordonnées GPS : 48,72929768959361; 2,1401610846580734

Pour covoiturer, un événement existe sur Mobicoop (Blablacar mais en libre) pour vous aider à proposer ou trouver des covoit’ 🙂

Pour Zaclay camper, pense à t’équiper : tente, duvet (c’est humide et sur un plateau y’a du vent), et surtout ton ukulélé ou tout ce que tu voudras nous partager !

Si tu peux nous ramener ça, ce serait trop cool :

(et la nourriture est toujours la bienvenue !)


L’appel à occuper les champs

22 mai 2021

Pourquoi occuper des champs ?

Nous camperons durablement à partir du 22 mai parce que ces champs sont menacés par la ligne 18 du Grand Paris Express, cheval de Troie de l’urbanisation.

Parce qu’il s’agit d’un colossal gaspillage de terres nourricières alors même que l’Ile de France ne dispose que de 3 jours d’autonomie alimentaire.

Parce que plus de 400 hectares ont déjà disparus sous le béton du cluster scientifique Paris-Saclay.

Parce que les intérêts privés et financiers prévalent trop souvent sur le bien commun et prive les populations du droit à décider par et pour elles-mêmes.

Parce que la ligne 18 du Grand Paris Express est un projet imposé et inutile car il ne résoudra pas les problèmes de transport.

Parce que la ligne 18 est un projet ruineux et surdimensionné. Avec un coût d’au moins 5 milliards d’euro, ce super métro est prévu pour 40000 voyageurs/ heure quand au maximum 6000 passagers/heure sont attendus à l’horizon 2030.

Parce que la ligne 18 sert de prétexte pour abandonner les solutions de transport alternatives pourtant nombreuses et qui furent maintes fois envisagées.

Parce que face au déni de démocratie, il ne nous reste plus qu’à occuper les champs pour les sauver de la destruction. Depuis plus de 15 ans, la population se mobilise et participe massivement aux multiples consultations et enquêtes publiques, et organise marches, pétitions et recours juridiques. Population, sevices de l’État (STIF, cour des compte), des experts (cercle des Transports) émettent un avis défavorable à 70%. Pourtant le projet de la ligne 18 est déclaré d’utilité publique en 2016.

Nous n’avons plus le choix. Nous camperons à Zaclay.

Sur le plateau de Saclay, un autre projet est possible.

Des transports adaptés aux besoins.

Dès maintenant, moderniser les RER B et C, investir pour des trains fréquents et ponctuels, privilégier des alternatives moins coûteuses et plus respectueuses de l’environnement (navette de bus gares/plateau efficaces, téléphérique, escaliers mécaniques, vélo, etc).

Une agriculture locale pour une alimentation de qualité.

Les 2400 ha du plateau de Saclay permettraient d’alimenter près de 20000 personnes. Bétonner les terres de Saclay fragilisera davantage l’Ile de France qui ne dispose d’autonomie alimentaire. Dans le contexte de crise climatique, se nourrir localement est une demande de la population. C’est notre capacité à nous nourrir demain qui est en jeu !

Un territoire capable de s’adapter au changement climatique.

Préserver les milieux naturels et agricoles, c’est se préparer au changement climatique. Ces espaces participent à la dépolution, au stockage du carbone, à la rétention des eaux de pluie et à la préservation d’une biodiversité essentielle. En été, ce sont des îlots de fraîcheur indispensables lors des épisodes de chaleur qui sont de plus en plus fréquents.